Page Noire

Anna Guland : Traitement de texte
Vincent Guiot : Voix et effet

Le duo PAGE NOIRE construit des performances explorant le dialogue entre un texte écrit en direct dont l’image est vidéo-projetée, et un dispositif de traitement du son du clavier amplifié par des micros piezzo, ainsi que de la voix du musicien.

Chaque performance s’inscrit dans une thématique qui cadre l’improvisation. Nous sommes attachés à la notion de mise en scèèe, comme à celle de mise en page, inspirés par une approche littéraire et dramaturgique et par l’esthétique Butô.

De la littérature qui s’entend

Anna écrit en direct des textes qui s’entendent : le son de chaque touche, amplifié et traité par Vincent, laisse une trace sonore, comme un bruit de pas. Le déroulé des phrases est influencé par cet échange. Le spectateur peut lire au fur et à mesure grâce à la vidéoprojection, comme par-dessus l’épaule de l’auteure. De l’introspection à l’adresse au public, la poétique du texte interroge l’instant prééent de l’écriture, où la construction de la pensée est en relation, voire en conflit, avec le visuel, l’auditif, le sensible.

Du son qui se lit

Dans PAGE NOIRE, Vincent prolonge son dispositif de « prose amplifiée » avec lequel il officie au sein du collectif XtetX. Du traitement en direct brut à l’aide d’une chaîne d’effets analogiques, qui module deux sources acoustiques liées au langage. La première est le son des touches du clavier d’ordinateur, avec lequel Anna improvise ses textes, ses flux et mises en page. La seconde est la voix du musicien à travers ses différentes inflexions, des bruits de bouche aux cris en passant par le chant ou les rires, mais sans aucun mot. Vincent établit un jeu de dialogues à partir des matières sonores de la langue écrite et orale.

LEZARD IDOINE

Lézard idoine est la première performance de PAGE NOIRE.

Dans un format de 20mn, les performeurs sont assis dos à dos face à leur matériel, ordinateur d’un côté, chaîne d’effets sonores de l’autre. Un vidéoprojecteur affiche derrière eux l’écran où se déroule l’écriture. Un texte poétique, sans début et sans fin, est en train de s’y inscrire.

Le narrateur n’est pas censé être lu. Soudain, ses mots se mettent à résonner, construisant un espace qui le sort de l’abstraction de sa pensée. Cet esprit très ancien, dépourvu de corps, s’incarne dans la machine et découvre qu’à travers elle, il peut se manifester et s’adresser aux hommes…

 

PAGE NOIRE – Lézard Idoine (Teaser) from Vincent Guiot on Vimeo.